blason de Michel Bureau blason Michel Bureau

Travaux et animations en 2015.



En 2015, au Logis de Moullins.

- Les enfants et le moyen-âge
- Les travaux réalisés en 2015
- Renaissance d'un joyau

Le Moyen-âge et les enfants.

Affiche fête des enfants



Les 20 et 21 Juin 2015, l'association des Amis du Domaine Médiéval de Moullins a organisé une fête "Le MOYEN-ÂGE ET LES ENFANTS" destinée à familiariser les enfants avec Le Moyen-Âge: organisation de la société, techniques et arts.

Une vingtaine d'ateliers participatifs, dans un contexte historique, avec bâtiments, camp de tentes et de très nombreux personnage costumés ou en armure,..



les techniques constructives du Moyen-Âge:

  • - monter un mur en maçonnerie.
  • - tailler des pierres avec moulures.
  • - couper des ardoises.
  • - poser des ardoises au clou.
  • - Réaliser un assemblage de bois de charpente.
  • - Remplir un pan de bois.
  • - tailler des bardeaux.

  • La vie et les arts au Moyen-Âge :

  • - comment cuisiner.
  • - l'art de la calligraphie sur parchemin.
  • - l'art de la vannerie.
  • - le combat en armure.
  • - le tir à l'arc.
  • - le tir à l'arbalète.
  • ........






















  • Les travaux sur la chapelle en 2015.

    En 2014, la rénovation de la toîture de la chapelle a été entamée. Le chevet a eu sa charpente restaurée, et a reçu de belles tuiles d'Angers.
    En 2015, c'était à la nef de bénéficier d'une restauration de qualité.
    Comme, hélas bien souvent, la déconstruction allait apporter son lot de mauvaises surprises.
    Nous avons découvert que la sous-faîtière s’était affaissée, arrachant les assemblage des croix de Saint André (3ème photo). Enfin, l’une des fermes de l’allongement de 1544 n’avait plus de chevron et ainsi le poinçon avait opéré un déversement de 25 cm causant les importantes fuites dans la toiture(seconde photo). Il est vraisemblable que le très haut clocher enlevé à la Révolution, ne reposant pas sur un tabouret avec assise au sol, mais seulement sur deux faux-entraits, avait opéré un mouvement de torsion vers le nord, sous la pression des vents du Sud-ouest soulevant ainsi une partie du versant sud. La solution la plus radicale et la plus simple était de supprimer la « surépaisseur » en enlevant le chevron….laissant libre cours au déversement du poinçon…




    Mais, avec les frères Perrault, il y a toujours une solution. Les éléments de travers ont été redressés, les élements manquants ont été tracés, découpés et positionnés.
    Les couvreurs ont posé les ardoises au clou sur un nouveau voligeage de sapin, et Philippe Giraud a posé la croix au sommet du pignon ouest.










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    2015- renaissance d'un joyau



    Dans les années 1522-1527, l’Abbé Martin de Beaune Semblançay commande un retable polychrome à l’atelier de Guillaume Regnault.



    Armes de la famille de Beaune Sembançay «De gueules, à un chevron d’argent accompagnéde 3 besant d’or posés 2 & 1»
    Sur le blason très endommagé, on devine le chevron et 2 des 3 besants

    Guillaume Regnault travaille auprès de son maître Michel Colombe ("Le prince des sculpteurs") pendant 40 ans. A la mort de ce dernier, en 1515, il reprend son atelier de sculpture à Tours. Il réalise seul ou associé à d'autres artistes des pièces remarquables. Nous pouvons admirer ces chefs d'oeuvres au musée du Louvre, dans la cathédrale Saint Gatien de Tours, dans la basilique de Saint Denis.


    Le tombeau des enfants d'Anne de Bretagne. Les angelots sont l'oeuvre de Guillaume Regnault.

    D'autres ont disparu. C'est le cas du retable de la chapelle Sainte Catherine du logis de Moullins. A la révolution, la chapelle est transformée en grenier, pressoir et cellier, les voutes abattues, les baies obstruées,le retable détruit.

    Quand Philippe et Kathryn prennent possession du logis, il n'y a en plus aucune trace. C'est dans les archives que le retable est tout d'abord découvert. Une montrée de 1767 le décrit en détail. Puis lors de la déconstruction des multiples appentis du XIXème siècle, petit à petit des éléments du puzzle réapparaissent. Dans la grande salle médiévale, une assise de jambage d'une couleur de pierre différente attire l'attention de Philippe. Avec deux jours et une nui à gratter le mortier sans atteindre les scultures, il le retire de son emplacement. Et là, grande joie, il découvre finement ciselée des rinceaux d'une grande beauté.

    D'autres éléments sont retrouvés dispersées dans le domaine : Dans le bouchement des baies, dans le mur qui partageait la cour, dans l'appentis appuyé contre la chapelle. Toutes ces maçonneries ont été élevées à partir de la révolution française avec des pierres de réemploi venant de la chapelle (voute, retable) et de la grande salle médiévale.

    Pendant des mois, des années, Philippe, Kathryn, mais aussi Guy, Nicolas et d'autres cherchent à reconstituer le puzzle. On dispose les morceaux,on trace des croquis, on discute,... Philippe Giraud, sculpteur, magicien de la pierre, débloque la situation. Il réunit les éléments en un ensemble cohérent.




    Déconstruction de l'appentis. Philippe Ménard, sculpteur sur grès, dégage soigneusement chaque pierre.
    Fantastique, il vient d'extraire ce splendide élément d'un linteau de niche.
    Avec les autres morceaux déjà récupérés, la coquille se reconstitue.
    Philippe Giraud a restauré cette niche. Quelle est belle!

    Commence alors une longue reconstitution. En décembre 2015, nous découvrons petit à petit ce joyau de la renaissance. Chaque pierre est patiemment restaurée par Philippe Giraud. Le retable est en train de renaître.

    L'artiste

    Avant - Après



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    Trois étapes de la renaissance d'une fleur